[Brouillon de lettre de De La Croix à Berthelé]

Contenu publié en ligne le 25/05/2018

Mots-Clés : correspondance

Transcription

Cher ami, Merci de votre lettre du 20 courant. Je n'en relèverai certes pas toutes les phrases, car il me faudrait couvrir d'encre plusieurs feuilles pour y répondre, et ce serait vraiment temps perdu. Vous n'êtes pas sur place et n'avez pas et ne pouvez par là même vous rendre exactement compte de la situation vraie de la société des Antiquaires au milieu des difficultés qu'elle a traversées depuis trois ans et plus ; j'ajouterai que le ou les reporters que vous avez ici n'ont pas été, ne sont pas et ne seront pas en mesure de vous donner la note exacte de la situation ; il faudrait les multiplier et les prendre dans les divers camps qui existent en ce moment encore dans la société. Je laisse donc pour le monument, qu'elle à y revenir lorsque j'aurai le plaisir de vous voir, ce qui a trait à la situation de la société ainsi que celle que vous avez prise envers elle dans ces derniers temps. Vous n'avez agi, et n'agissez au sujet de l'affaire de Cherves [?] que d'après leurs renseignements et les jugements que vous avez reçu de quelque membre de la société qui ne sont qu'une infime partie de la société. Vous aviez agi et vous agissez autrement, je crois, si vous habitiez le centre de la dite société. Je suis donc loin de vous incriminer et j'ajoute vous êtes tout dévoué à la société ; vous avez cru et croyez servir loyalement ses intérêts, et cela de votre part ne m'étonne pas, mais n'ayant pas les renseignements, indispensable en [illisible] aussi grave pour juger la question puisqu'ils ne vous venaient que de quelques uns de ses membres, je comprends vos agissements et me les explique. Maintenant à nos petites affaires, je suis heureux que mes relevés d'inscription de cloches vous aient été agréables, je vous en relèverai d'autre aussitôt que j'aurai terminé l'installation du Musée des augustins et que je reprendrai par là même, mes expéditions dans les communes du Département. - D'ici [manque] mes meilleures expressions, cher ami, à Madame Berthelé et ma meilleure bénédiction à votre cher fils, votre tout affectueusement [illisible] en N.S. C. Croix Je laisse de côté l'affaire Bounault à laquelle vous faites allusion nous en parlerons de vive voix.

Saut de page

pourrai lever l'estampage de cette cloche de Craon [ ?] qui me parait être du XIVe siècle. Quant à l'inscription de la 1er de Vouneuil sur Vienne qui vient de la paroisse de Moussay aujourd'hui reliée à celle de Vouneuil, je croyais vous l'avoir envoyée, mais puis qu'il n'en est pas ainsi, j'en rechercherai le relevé que j'ai certainement au milieu de mes nombreuses notes que mon déplacement en Angleterre et [illisible] de maladies, ont laissés dans le plus grand désordre. Certainement j'ai été, je suis et demeurerai entièrement dévoué à la Société des Antiquaires de l'Ouest, car il me semble que lorsque l'on fait partie d'une société, une société ne repose pas sur quelques personnalités, on doit ou la servir, ou s'en éloigner ; c'est le programme que j'ai suivi et suivrai, et que n'ont ni suivi, ni suivent quelques uns de ses membres résidents. C'est imbu de ces principes que j'ai été, suis et serait, très indépendant de la société à laquelle j'appartiens, comme vous le dites si bien, (j'en habite le centre et peux me rendre compte par moi-même de sa situation et de ses difficultés présentes et à venir). C'est pour cela qu'on ne peut plus indépendant, je vous adresse la petite note que vous me demandez couvrant les estampages que je relève sur les façades extérieures du Temple Saint-Jean. Je vous autorise bien volontiers à la reproduire in extenso dans votre Revue. Le temps me manque car je suis vraiment foulé de besogne, pour vous parler d'un intéressant trésor monétaire d'argent du Département que j'ai pour le moment dans ma chambre ; du résultat d'un déplacement de 16 heures relatif à la Mension Ségora ; d'objet Mérovingien trouvé à Poitiers ; [illisible] viendra d'ici quelques semaines, lorsque [illisible] des augustins sera ouvert au public.

Ce n'est pas par indifférence si je n'ai pas écrit à notre ami Espérandieu au sujet de sa nomination si légitimement acquise ; je n'ai non plus depuis 2 mois accusé réception et remercié la société Monumentale de France de ma nomination de membre correspondant de la dite société ; mais c'est parce que je suis vraiment foulé, [illisible] archéologue [illisible] n'ai même pas été à la prise de parole à la Sorbonne et j'étais [illisible] et avoir ma carte.

En savoir plus...
Format
21 cm x 27 cm
2 p.
Identifiant
FRAD86_16J3_31_126
Destinataire
Berthelé, Joseph (1858-1926)
Transcripteur
CORDEAU Dorine
Note
Le pourtour de la lettre est très dégradé.

Formats de sortie